Rush Hour sous la Tour Eiffel
Tandis que la France et les Français ne faisaient plus tellement l'unanimité chez nos amis Américains depuis le "non" à la guerre en Irak, les studios Pixar ont choisi de célébrer la gastronomie frenchie avec Ratatouille, et les studios NewLine d'envoyer les deux héros de Rush Hour 3 à Paris.
L'inspecteur Lee (Jackie Chan) et son encombrant partenaire James Carter (Chris Tucker) vont donc affronter une triade chinoise dans la capitale. Ce sera l'occasion pour eux de croiser un chauffeur de taxi (Yvan Attal, sa femme (Julie Depardieu), un étonnant policier (Roman Polanski) et la somptueuse Geneviève (Noémie Lenoir).
Il n'est pas certain que la bonne dose de clichés que le film devrait colporter redore tellement notre image aux États-Unis, on se contentera donc, dès le 17 octobre prochain, de regarder les cascades des deux
compères sur la Tour Eiffel !
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Cascades et clichés
Citation:
Paru le 17.10.2007, par Dominique Borde
Revoilà Jacky Chan, toujours athlétique, élastique, souriant, décontracté, mais imparable, et son comparse Chris Tucker, gaffeur, gouailleur et grimacier. Depuis le premier Rush Hour, ils forment un de ces tandems dont la comédie est friande, qui fonctionne avec un ensemble impeccable sur un antagonisme bien huilé, tout en carburant à la même bonne humeur. On aime ou on n'aime pas, mais leur numéro de duettistes est au point.
Quoi de neuf cette fois-ci ? La France. C'est là que le champion d'arts martiaux cascadant et son bavard acolyte viennent en mission spéciale s'attaquer à la tête des redoutables Triades, si tant est qu'ils puissent la trouver, avec pour seul indice le nom d'une prostituée, « Geneviève »... Le scénario multiplie les péripéties abracadabrantes, comme on peut l'espérer avec ce genre de comédie d'action, dans un Paris résolument Disneyland, spécialement mis en scène pour le public américain à coups d'effets spéciaux et de traits caricaturaux.
Nos héros sont accueillis sur le sol français par l'inspecteur Roman Polanski, ronchon et tatillon, et prennent le taxi d'Yvan Attal, rouspéteur antiaméricain que le film finira par convertir. On ne lésine pas sur les clichés antifrançais dans Rush Hour 3 . On peut le relever, mais il serait bien excessif de s'en formaliser : tout cela passe dans le flot de l'action, qui ne prétend qu'à divertir, et y parvient si on se laisse aller dans son fauteuil sans rien attendre de particulier.
Moyennant quoi on sera récompensé par une visite, un peu longue à vrai dire, mais originale, de la tour Eiffel : elle fournit un décor spectaculaire aux impressionnantes cascades qui animent la lutte finale des bons et des méchants.
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